<< Lionel Bayol-Themines | Gerald Petit | Mary Ellen Mark >>
Il existe chez ce jeune photographe un désir
insatiable d'écrire des histoires entre les gens, en utilisant les éléments
d'une nostalgie collective, mêlés à des effets fictionnels, invitant le
spectateur au centre de l'histoire. Pour cela il crée des dispositifs associant
peintures et photographies, convoque le visage à travers ces différents
traitements, et propose un jeu de réciproque.
Les images évoquent le souvenir d'un lieu, d'une relation amoureuse, d'une
disparition, d'une rupture, rappellent aussi parfois l'intensité d'un événement
passé, à réactiver, selon l'idée que rien n'est définitif.
L'intime intéresse
cet artiste. L'intime et le quotidien dans tout ce qui nous rend vulnérables,
faibles et touchants. Derrière la théâtralisation des scènes, les visages
incarnent la pulsion, le fantasme parfois, le désir négatif, la fantaisie du
rêve, mais aussi une énergie et un optimisme qui définissent la nostalgie comme
un mélange de tristesse et d'espoir (les derniers jours).
Pour cela, il explore les codes de la photographie de studio, créant des images
sophistiquées et précises, ou opte pour une écriture plus aléatoire dans les
rues d'une métropole déjà saturée de clichés. Il cultive le paradoxe en
peignant des figures imposantes, à travers une facture naturaliste qui pourtant
maintient ces figures à l'état chimique. Il invente aussi des personnages
chimériques, en pâte à modeler, qu'il photographie dans un environnement coloré
et fantaisiste, sorte de synthèse formelle (ou de métaphore) des autres images.
www.museeniepce.com
© Gerald Petit
© Gerald Petit
© Gerald Petit
© Gerald Petit
Publié par awacs2 à 04:07:39 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
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