Noritoshi Hirakawa est connu principalement pour son oeuvre photographique controversée en raison de l'omniprésence des thèmes de la sexualité et de la mort. Il étudie d'abord la sociologie, l'anthropologie et la psychanalyse à l'université et ne se consacre aux arts plastiques qu'à partir de 1988, à l'âge de 28 ans. Loin d'être anecdotique, cette information est assez éclairante sur son oeucre.

En effect, le véritable objet du travail de
Noritoshi Hirakawa est l'inconscient collectif et les limites de nos systèmes
culturels. À partir de ses réflexions sur nos sociétés, utilisant tous les
médias à sa disposition (installations, son, vidéo...), il cherche à élargir
les limites de notre perception que nous savons être déterminée culturellement
et sociologiquement. Plaçant toujours le spectateur dans une position
inhabituelle, le confrontant à des situations apparemment innocentes qui
cachent des transgressions presque inacceptables, il l'oblige à prendre la
place active de l'expérimentateur. Toujours liées à une temporalité, à un lieu,
à un environment culturel et sociologique qui sont ceux du spectateur les
oeuvres de Noritoshi Hirakawa font du public leur sujet principal. www.insituparis.fr
© Noritoshi Hirakawa
© Noritoshi Hirakawa
© Noritoshi Hirakawa
© Noritoshi Hirakawa
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Publié par awacs2 à 12:57:44 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
A la fin des années 60, Bill Owens travaille comme photographe pour The Independent de Livermore. Il parcourt les quartiers de la middle class californienne, rencontre des centaines de familles, photographie leurs intérieurs et recueille leurs paroles durant deux ans. Ce reportage aboutit en 1972 à l'édition d'un album qui deviendra culte aux Etats-Unis, Suburbia, quand le rêve américain se réalise sous vos yeux. Dans des décors kitsch, on assiste à l'apothéose de la vie quotidienne, alliant l'expansion des techniques et des images à l'abondance des biens et des services.
Une réunion Tupperware fait le bonheur d'une maîtresse de maison qui explique que c'est l'occasion de parler avec ses amies tout en gagnant du temps et de l'argent qu'elle entend faire partager. Un jeune couple parle de ses habitudes sexuelles et de la nécessité d'une libération. A Los Angeles un homme d'affaire à l'aise s'étire dans son bureau, téléphone en main sur fond de mégapole et de buildings conquérants. Dans leur intimité, les trois communautés traversées livrent une vision positive et dynamique de la société. L'utopie réalisée de la modernité se matérialise dans un idéal de confort et de conformisme. Comme dans les films, la banalité est merveilleuse.
De Santa Barbara à Disneyland, la Californie reste le pays des paradis artificiels. Mais la fiction devient une réalité qui en cache une autre, de l'uniformisation à l'indifférence. Les photographies de Bill Owens reflètent cette société idéale où la crédibilité sociale repose sur des illusions devenues effectivement réelles. Un de ces clichés est exemplaire de cette simulation donnant au factice l'apparence du vrai, la copie d'un Van Gogh accrochée sur un mur en fausses briques surplombe une télé au moment où le président Nixon démissionne. Comique de la situation et tragédie du spectacle, en pleine guerre du Vietnam, l'Amérique extravertie et libérée triomphe pour le meilleur et pour le pire.


Entre les simulacres, l'organisation morale et le capitalisme accompli, les Etats-Unis semblent oublier le sens et l'histoire. Toujours d'actualité, l'esthétique séduisante des photographies d'Owens fait rêver, elle correspond à un monde virtuellement libéré, mais sans complaisance, elle met aussi en spectacle l'envers du décor, "le moment où la marchandise est parvenue à l'occupation totale de la vie sociale". Céline Mélissent. www.fraclr.org
© Bill Owens
© Bill Owens
© Bill Owens
© Bill Owens
Publié par awacs2 à 00:01:35 dans bloggawacs | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par awacs2 à 23:10:38 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
Ce photographe torontois s'est établi comme le pendant moderne des audacieux photographes paysagistes du XIXe siècle, qui se sont engagés « dans des territoires encore inexplorés » .
Au cœur du travail d'Edward Burtynsky, des photographies de paysages transformés par l'industrialisation. Concerné par l'avenir de la planète, cet artiste canadien, internationalement reconnu, dénonce les effets de la mondialisation et de la production de masse. www.ecrans.fr



Pour lui, ces photos - de carrières, mines, navires, etc. - sont des reflets de notre temps. Des « métaphores du dilemme de notre existence moderne » qui suscitent à la fois « attraction et répulsion, séduction et peur ». Il explique : « notre dépendance vis-à-vis de la nature pour fournir les matériaux nécessaires à notre consommation, et notre intérêt pour la santé de la planète nous place dans une contradiction inconfortable. »
© Edward Burtynsky
© Edward Burtynsky
© Edward Burtynsky
© Edward Burtynsky
Publié par awacs2 à 22:06:33 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
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