À la suite de son diplôme de l'école de photographie d'Arles en 1999, Céline Clanet commence des séries photographiques dont les sujets semblent, de premier abord, hétéroclites: des séries personnelles Leur(s) petite(s) histoire(s) en 1999-2000, Un mince vernis de réalité, qui connaît une publication collective en 2005, ou plus récemment Une mélodie japonaise et Maze, et des commandes Capitale instantanée pour 20 Minutes, ou encore Je m'offre une Madame Propre pour Cosmopolitan. vitevu
« J'ai vécu plusieurs mois à Máze. J'y ai
rencontré des gens silencieux, parfois mélancoliques, attachants, très fiers de
leur village et de leur territoire, de ces paysages qu'ils contemplent
constammment à travers les jumelles dont ils ne se séparent jamais, même à
l'intérieur de leur maison.
J'ai découvert cet arctique européen méconnu, ce peuple
autochtone étonnant que beaucoup ignorent, ou associent grossièrement au Père
Noël, aux inuits ou aux igloos.
J'ai constaté les ravages de l'acculturation, ce doux
génocide qui use l'esprit et noie les âmes dans l'alcool ou la négation de soi.
J'ai photographié les gens, les maisons, le territoire
et les rennes qui ne devraient plus exister aujourd'hui, noyés sous les eaux.
Enfin, j'ai goûté à la saison préférée d'Ante et de
Ole-Ailo, quand les jours ne cessent de s'allonger et que les températures
s'adoucissent. Le moment idéal, quand le temps n'existe plus et que la nuit est
partie, celui où ils plongent dans cette flânerie qui les caractérise tant : la
pêche à travers un trou dans la glace au lac de Suolojarvi ou une ballade en
snøscooter dans la toundra. Et ces longues heures passées avec ses amis, sa famille,
dehors sur une peau de renne, dans une hytte ou sous un lávvu, à discuter, à
joiker, ou allongés à ne rien faire, à ne rien dire. Juste être. » Céline
Clanet
Photo © Céline Clanet
Photo © Céline Clanet
Photo © Céline Clanet
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www.photographie.com
Publié par awacs2 à 21:16:03 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par awacs2 à 18:16:59 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
En 1929, Willy Ronis s'inscrit en faculté de droit tout en espérant devenir compositeur. Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l'aider au studio. Il est peu intéressé par la photographie conventionnelle mais se passionne pour les expositions de photographies. Ses opinions politiques penchent à gauche ; il photographie les manifestations ouvrières de 1934. En 1936, son père meurt, le studio est vendu et la famille déménage dans le 11e arrondissement.
À partir de cette date, il se consacre au reportage. Avec la montée du Front populaire, les mêmes idéaux rapprochent Ronis de Robert Capa et de David « Chim » Seymour, photographes déjà célèbres. Il a également l'occasion de connaître Kertesz, Brassaï et Cartier-Bresson. Mais, par rapport à la vision de ses pairs, Willy Ronis développe une véritable originalité, marquée par l'attention portée à « l'harmonie chorale des mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires ».
Après la Seconde Guerre mondiale, il entre à l'agence Rapho et, soutenu par son ami Romeo Martinez, collabore à Regards, Time ou Life.
Belleville-Ménilmontant, Sur le fil du hasard et
Mon Paris sont parmi les livres importants qu'il a publiés. On a alors pu dire
que Willy Ronis, avec Robert Doisneau et Édouard Boubat, est « l'un des
photographes majeurs de cette école française de l'après-guerre qui a su
concilier avec talent les valeurs humanistes et les exigences esthétiques du
réalisme poétique ». Il participera dans les années 50 au groupe des XV aux
côtés de Robert Doisneau, de Pierre Jahan ou de René-Jacques pour défendre la
photographie comme une véritable expression artistique.
Dans les années 1970-1980, parallèlement à ses activités de photographe, il consacre beaucoup de temps à l'enseignement : à l'École d'art d'Avignon, puis aux facultés d'Aix-en-Provence et de Marseille. Il y crée un cours d'histoire de la photographie et Pierre-Jean Amar le rencontre alors. En 1972, il s'installe à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). En 1983, il a légué son œuvre à l'État Français.
En 2001, il a créé sa dernière série de photos.
Aujourd'hui l'œuvre de Willy Ronis est exposée dans le monde entier et ses images figurent dans les collections des plus grands musées. source wikipedia.org
© Willy Ronis
© Willy Ronis
© Willy Ronis
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Publié par awacs2 à 14:35:54 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par awacs2 à 07:39:23 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
Entre les deux courants esthétiques prisés au Japon au début du 20e, le pictorialisme dit "Art Photography" (très prisé dans les années vingt) et la photographie avant-gardiste dite "New Photography" (apparue dès les années trente), Ueda ne fera pas de choix. Il s'essaiera à l'un comme à l'autre, pour finir par trouver sa propre voie, unique et originale.
Né dans la province de Tottori, où un musée lui est
aujourd'hui dedié, le photographe restera attaché à sa région d'origine presque
toute sa vie. Dès 1939, il utilise la photographie pour développer sa propre
vision des choses. Il décide alors de faire poser quatre fillettes sur le sable
des dunes de Tottori et en fait une prise de vue de type panoramique. La
décision de procéder à une mise en scène particulière et le choix des dunes
comme décor pour son travail auront une grande importance dans son oeuvre car
il ne cessera dès lors de placer minutieusement ses sujets et de se passionner
pour cet espace aux allures lunaires.
De cette prise de vue naîtra ainsi, après-guerre,
une de ses séries les plus connues: "Le Théâtre des dunes". Ueda fait
alors poser sa famille, des connaissances ou même divers objets dans
l'environnement minimal et onirique des dunes. Il joue avec beaucoup de finesse
le rôle de metteur en scène et travaille minutieusement ses compositions ainsi
que les perspectives. Dans une large mesure, c'est grâce à ce travail empreint
d'une douceur et d'un humour très poétique que Ueda devint célèbre au Japon et
ailleurs. A l'image de cette dernière série, tout le reste de son parcours est
riche en découvertes, expérimentations et d'une indépendance d'esprit qui le
rend si particulier aux yeux de ses compatriotes.
D'ailleurs, bien qu'il ait fait partie de plusieurs photo-clubs (lieux privilégiés d'échanges et de création pendant l'entre-deux-guerres), participé à différents concours et publié ses travaux dans divers magazines, Ueda s'est peu à peu détaché de toute influence extérieure et a réussi à créer son propre univers, son propre style. Ouvert et intéressé par les nouveautés techniques et esthétiques tant en matière d'art que de photographie, Ueda peut donc tout aussi bien être assimilé à la culture japonaise qu'à la culture européenne. www.ch-arts.net
© Shoji Ueda
© Shoji Ueda
© Shoji Ueda
© Shoji Ueda
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SHOJI UEDA MUSEUM OF PHOTOGRAPHY
Publié par awacs2 à 21:31:49 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
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