L'univers de Franck JUERY est un univers en gestation, un monde en devenir. Ses photos distillent les premiers symptômes de cette métamorphose. Le macadam qui se craquelle, le bitume d'où s'échappent de sombres fluides, le mobilier urbain qui s'anime, les lumières qui scintillent différemment. N'ayez pas peur de ce nouveau paradigme. Si vous n'avez pas aperçu les premiers signes de cette mutation, les enfants les ont interprétés bien avant nous. Une nouvelle ville apparaît dans la ville, l'ancienne se dérobe et une nouvelle ville prend place en intramuros. Osez voir ces nouveaux messages, ces traces de peintures anecdotiques qui sont autant de signaux... Ne leur tournez pas le dos. Ne les ignorez pas. Seuls les enfants les ont compris et évoluent déjà dans ce nouveau monde. Franck JUERY capte ses signaux, recueille les preuves et tente de vous convaincre de ces changements. Ca craque, ça bouge, ça suinte, et il capture ses morceaux de poésie qui s'échappent et les reformule en haïku urbains. Comme lui, laissez-vous guider par ces enfants dans cette nouvelle cité, bravez les pièges des pas-sages piétons où vous risqueriez de chuter sans fin, vivez milles morts imaginaires, défiez la gravité du parapet qui se transforme en ravin, déjouez les énigmes de l'asphalte : on chute, on perd pied, on meurt et ressuscite.
Benoît DEBUISSER
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Publié par awacs2 à 21:44:28 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
En 2003, elle part seule pour un week end à
Marseille avec son appareil photo. C'est là dans l'ambiance désuette d'un hotel
que nait l'envie de se mettre en scène face à l'objectif, avec le désir de
séduire par ses clichés son petit ami resté a Paris. L'espace clos de sa
chambre d'hotel devient le théâtre de ses fantasmes, où elle s'offre aux
regards tel un objet sensuel.
L'expérience l'enthousiasme. Désormais, elle va se servir de la photographie
pour planter ses histoires, et libérer son univers intimiste liant douceur,
étrangeté et sensualité. De son premier métier, elle garde un sens certain des
couleurs et de la lumière, et une disposition naturelle à construire des
espaces imaginaires, synthétiques. Contraint ou libéré, le corps s'approprie un
lieu. Il articule, recompose l'espace autour de soi en travestissant les
objets, s'en habillant, s'en défaisant. Le matelas devient manteau,
le collant une cagoule, les coussins une armure...
Accessoires et
vêtements s'appliquent à camper le personnage du drame qui se joue, une robe de
petite fille trop ajustée, un sexe d'homme en tricot, des cornes de cerf...
Comme sur une scène de théâtre, tout ce qui se donne à voir contribue à la
construction d'un univers artificiel prédéfini, où la lumiere s'implique comme
un acteur.
Depuis 2004, ce travail se prolonge par la réalisation d'affiches pour l'Opéra
National du Rhin au sein du collectif Hartland Villa. Grâce à cette
collaboration, ses autoportraits ont passé le relais aux portraits.
Mes images naissent intuitivement, comme des rêves éveillés, au hasard des
lieux, par des associations d'idées, le détournement d'objets, comme on joue en
poésie avec les mots, pour toujours mettre en scène le corps dans une histoire
fantasmée. Mon corps par exemple.
Mon corps, à défaut d'un autre.
www.picto.fr
Publié par awacs2 à 21:20:04 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par awacs2 à 13:01:14 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
Dès l'âge de 7 ans, Lucien Clergue apprend à jouer du violon. Quelques années plus tard son professeur lui révèle qu'elle ne peut plus rien lui apprendre. Issus d'une famille de commerçants modestes, il ne pourra pas poursuivre ses gammes au conservatoire. En 1949, il apprend les rudiments de la photographie. Quatre ans plus tard, lors d'une corrida à Arles, il force le destin en mettant ses photos sous le nez de Pablo Picasso. Celui ci est subjugué et demande à en voir d'autres. Pendant un an et demi le jeune Clergue travaille dans le but d'envoyer des photos à Picasso. C'est durant cette période que parallèlement aux "charognes" il crée la série des "Saltimbanques" ou "La grande récréation. Le 4 novembre 1955, Lucien Clergue se rend à Cannes, chez Picasso qui le reçoit à bras ouverts... leur amitié durera près de trente ans, jusqu'à la mort du Maître. Le livre Picasso mon ami retrace les moments importants de leur relation.
En 1968, il fonde avec son ami l'écrivain Michel Tournier le festival de photographie des Rencontres d'Arles qui se tient chaque année à Arles au mois de juillet.
La ville d'Arles lui consacre en 2007 une très importante rétrospective à travers 360 photographies datées de 1953 à 2007.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2003 et est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, le 31 mai 2006, à l'occasion de la création d'une nouvelle section comprenant deux sièges et consacrée à la photographie (no VIII). Il est donc le premier photographe à entrer à l'Académie à un siège dévolu à la photographie, Yann Arthus-Bertrand a été élu au second siège.
Publié par awacs2 à 00:15:36 dans bloggawacs | Commentaires (0) | Permaliens
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