Ce "digital artist" âgé d'à peine trente ans vit à Saint-Petersbourg et s'intéresse aux "mythes", aux "rêves ésotériques" et aux "expériences hallucinatoires" nées des "drug-trips". Un travail assez pléthorique depuis dix ans, dont l'aspect le moins surprenant n'est pas cette impressionnante série d'icônes virgino-érotiques replacées dans un contexte western. Là, - et ça devient carrément subtil -, on retrouve aussi la réinterprétation des mains de la Vierge qu'avait su introduire Nijinsky dans ses chorégraphies des années 1910.
En bref, un joyeux "fatras" plus ou moins "figuratif", comme aurait pu l'écrire Malévitch, et dans lequel l'icône orthodoxe a su, parmi d'autres, trouver sa place.
Benjamin Bibas
© Andrew Polushkin
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