Strömholm a découvert la photographie à Paris. C'est à
Paris, à Pigalle, de 1956 à 1962, que Strömholm réalise les portraits de
transsexuels et travestis de la Place Blanche qui l'ont rendu célèbre.
Son œuvre échappe à la tradition française de l'époque, que ce soit le
reportage parfaitement composé de Cartier-Bresson ou la photo humaniste de
Doisneau. Proche de Brassaï, son ami, il adopte une esthétique de
transpercement, d'irradiation des objets et des personnes. Strömholm a
développé un langage photographique près de l'existentialisme, dévoilant un
aspect de la société rarement montré. C'est dans l'être humain qu'il trouve son
inspiration. Ses photographies révèlent avant tout, la recherche de sa propre
existence. En cela, il s'éloigne de l'esthétique commune et projette un regard
chargé d'humanité sur ceux qui souffrent. Cette recherche identitaire parmi
plusieurs identités possibles, constitue l'axe de tout le travail de Strömholm.
relationsmedia.photographie.com