Dès son apparition, l'image photographique a tout de suite séduit le monde de la presse et de l'information par son apparente objectivité. Impossible à imprimer en même temps que le texte, elle est longtemps reproduite en gravure, et sert d'illustration à l'écrit. L'image reste longtemps en décalage par rapport à l'événement qu'elle relate à cause du délai important entre la prise de vue et sa publication.
<o:p> </o:p>
Le couple journaliste/photographe dont les célèbres Albert Londres/Moreau ou Joseph Kessel/Zucoon est de plus en plus souvent remplacé par le reporter-photographe qui traite seul son sujet. Il devient journaliste à part entière et n'a plus besoin de la caution d'une « plume ». Son appareil joue le même rôle comme le feront aussi le micro et la caméra de télévision.
<o:p> </o:p>
Les grands journaux d'information comme Life, Fortune ou Paris-Match ont des équipes de plusieurs dizaines de reporters qui sillonnent le monde ou utilisent des photoreporters d'agence de presse. On dit alors qu'ils sont en « assignment ».
<o:p> </o:p>
Après la guerre, ces reporters intègrent les agences de presse car les journaux réduisent le nombre de leurs salariés. De plus, ils veulent avoir un droit de regard sur l'utilisation de leur travail. C'est la grande époque du « news » dont Robert Capa est l'archétype légendaire.