Le style de Clavijo est reconnaissable, mais discret.
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Ses travaux parlent de violence, de douleur, de grâce, de beauté, de grandeur. Ils traitent de l'homme, de son âme, de son environnement, et, paradoxalement, se prêtent très bien à un message publicitaire.
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Vladimir dit aimer le noir et blanc, même s'il photographie toujours avec une pellicule couleur car elle capture plus d'information. Après, grâce à un logiciel de retouche photo, "je décompose la couleur, choisis le noir et blanc souhaité. Je suis un tueur de couleur : je l'utilise, puis je la fais disparaître." Pourtant, des touches de sépia, de rouge, de bordeaux apparaissent sur ses oeuvres. Des traits et des taches, aussi : Vladimir Clavijo mêle différentes images pour ajouter à ses photos une apparence marbrée, un voile de nostalgie, un côté suranné. Adepte des séries, il a réalisé un travail sur les Etoiles du ballet russe; un autre intitulé "Belgrade", illustrant le rejet physique, charnel, de la violence ayant assailli la ville ; un troisième consacré aux paysages bibliques, minéraux, presque irréels. La série "Sensualité" parle de la beauté de la femme à travers son dos, une intérprétaion habile du thème connu mais, apparement, inépuisable.
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Certains critiques l'accusent de ne pas être un vrai photographe : il travaille beaucoup sur son ordinateur. Mais il ne s'en cache pas, pour lui c'est un outil de travail, pas un but en soi.
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Depuis peu, Vladimir Clavijo s'intéresse à l'ancienne technique de l'églomisé, utilisant de fines feuilles d'or et d'argent appliquées sur une plaque en verre. Le résultat est surprenant, relevant à la fois du miroir et de la photographie.