Wolfgang Tillmans, né en 1968 à Remscheid en Allemagne, vivant et travaillant à Londres, est un photographe et un plasticien contemporain.
Le jeune photographe se plait à brouiller les pistes.
Il invente en 1992 l'imagerie trash de la génération techno pour le magazine britannique I-D et signe dix ans plus tard une prestigieuse exposition au Palais de Tokyo. Utopie drappée dans les trajectoires impeccables du Concorde.
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En 2000 Tillmans réalise une série de de photographies pour le journal britannique the Big Issue vendu à la criée par les SDF. Il refuse de vendre ses œuvres à Charles Saatchi, mais fait poser ses amis Kate Moss ou Michael Stipe, leader de R.E.M. et accepte les commandes des magazines de mode les plus conservateurs.
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Si à l'instar de Nan Goldin ou de Larry Clark son univers semble peuplé de ravers perclus de drogue et de fatigue accumulée, d'hommes qui se masturbent et de couples qui se lavent, ses brutaux changements d'échelle et son insistance sur les détails les plus infimes sont le signe de sa singulière hauteur de vue.
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Wolfgang_Tillmans&action=history
http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
« Je me considère comme un artiste politique. Je veux représenter mon idée de la beauté et du monde dans lequel je veux vivre. »
Cette beauté selon Tillmans, trash, crue, tactile, contemporaine, il la débusque ou l'invente dans le monumental comme dans le détail, dans l'humain, à travers les portraits de ses amis, dont il capture mille instants de vie, comme dans l'inanimé, paysages et natures mortes. Témoin privilégié d'une génération parce qu'il en est partie intégrante, Tillmans a dès les années 90 imprimé sa marque underground et punk à revues comme i-D ou Interview. En 2000, Tillmans a 32 ans, et il est le premier photographe à se voir décerner le prestigieux Turner Prize.
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